Dans son discours à la Nation du 31 décembre 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a placé l’accès à l’eau au cœur des priorités nationales. À travers des investissements structurants dans l’hydraulique urbaine et rurale, l’État du Sénégal entend répondre durablement aux besoins des populations, tout en soutenant l’agriculture et l’élevage, piliers de la souveraineté alimentaire.
L’eau, un enjeu stratégique pour l’avenir du Sénégal
Face à la croissance démographique, à l’urbanisation accélérée et aux effets du changement climatique, la question de l’accès à l’eau potable s’impose comme un défi majeur pour le Sénégal. Conscient de cet enjeu vital, le Chef de l’État a annoncé une série de mesures ambitieuses visant à sécuriser l’approvisionnement en eau, aussi bien dans les centres urbains que dans les zones rurales.
« L’accès à l’eau constituera une priorité stratégique », a déclaré le Président Bassirou Diomaye Faye, soulignant la volonté du gouvernement de faire de l’eau un levier central du développement économique et social.
Le Grand Transfert d’Eau : un projet structurant à long terme
Au cœur de cette vision figure le lancement du Grand Transfert d’Eau, un projet d’envergure nationale destiné à répondre durablement aux besoins en eau potable des centres urbains. Doté d’un premier financement public de 50 milliards de FCFA, ce programme permettra de mobiliser 1,8 million de mètres cubes d’eau par jour, afin d’anticiper la demande future et de renforcer la résilience du système d’approvisionnement en eau.
Au-delà de l’accès à l’eau potable, ce projet s’inscrit dans une logique de planification à long terme, intégrant les impératifs de sécurité hydrique et d’adaptation au changement climatique.
Eau, agriculture et élevage : un lien stratégique
Le Grand Transfert d’Eau ne se limite pas à l’usage domestique. Il prévoit également l’irrigation de près de 15.000 hectares, en appui aux objectifs de souveraineté alimentaire et de renforcement du secteur de l’élevage. Cette orientation traduit une approche intégrée de la gestion de l’eau, où les besoins humains, agricoles et pastoraux sont pensés de manière complémentaire.
Dans un contexte marqué par la volatilité des marchés alimentaires et les chocs climatiques, l’accès sécurisé à l’eau devient un facteur clé pour accroître la production locale, réduire les importations et soutenir les moyens de subsistance des populations rurales.
Renforcer l’hydraulique rurale pour réduire les inégalités
Le discours présidentiel a également mis l’accent sur l’hydraulique rurale, avec la relance de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable, d’un montant de 55 milliards de FCFA. Ce programme prévoit notamment la réalisation de 101 forages et de 96 châteaux d’eau, afin d’améliorer l’accès à l’eau dans les zones rurales encore insuffisamment desservies.
Cette initiative vise à réduire les inégalités territoriales, à améliorer les conditions de vie des populations rurales et à limiter l’exode vers les centres urbains.
Une vision de développement fondée sur l’eau
À travers ces annonces, le Président Bassirou Diomaye Faye réaffirme une vision stratégique dans laquelle l’eau est à la fois un droit fondamental, un facteur de stabilité sociale et un moteur de développement durable. En plaçant l’hydraulique au cœur de l’action publique, le Sénégal se dote d’outils structurants pour répondre aux défis démographiques, climatiques et économiques des années à venir.
L’année 2026 s’annonce ainsi comme un tournant décisif pour la sécurité hydrique du pays, avec des investissements qui traduisent une ambition claire : garantir l’accès à l’eau pour tous et soutenir durablement la souveraineté alimentaire nationale.



