Dans cette interview, Coline Arnoux, Responsable de la communication et du plaidoyer au Secrétariat international de l’Eau met en lumière l’urgence d’une approche intégrée et transversale de la gouvernance de l’eau.
Elle souligne la nécessité d’une convergence entre les différents secteurs liés à l’eau afin de garantir des politiques publiques cohérentes et efficaces. Agriculture, systèmes alimentaires, économie, santé : pour Coline Arnoux, ces domaines sont étroitement interconnectés et doivent être pensés ensemble, à différentes échelles – locale, nationale et internationale.
Cependant, l’experte alerte sur une déconnexion persistante entre les politiques internationales et les réalités du terrain. Les enjeux liés à l’eau diffèrent fortement selon les contextes, notamment entre les zones urbaines et rurales, mais ces spécificités sont encore insuffisamment prises en compte dans les cadres de décision.
Elle déplore également le manque de renforcement des capacités des pouvoirs locaux, ainsi qu’une faible inclusion de la société civile dans les processus décisionnels. Cette situation freine considérablement les progrès en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, pourtant essentiels au développement durable et à la santé des populations.
À travers ce plaidoyer, Coline Arnoux appelle à des politiques de l’eau plus inclusives, mieux connectées aux territoires et fondées sur la participation active des acteurs locaux, condition indispensable pour accélérer les avancées et répondre efficacement aux défis mondiaux de l’eau.



