À l’ouverture de la Réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026, le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a posé les fondements d’un discours stratégique qui inscrit pleinement l’eau dans le champ de la diplomatie internationale, de la sécurité humaine et de la coopération multilatérale.

Face à une crise mondiale de l’eau désormais reconnue comme un facteur de vulnérabilité géopolitique, le Chef de l’État sénégalais a rappelé que les déficits d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, conjugués aux effets du changement climatique, constituent des multiplicateurs de risques. En Afrique, ces fragilités alimentent pressions sociales, déplacements de populations et tensions locales ou transfrontalières, faisant de l’eau un enjeu central de prévention des conflits.
Dans cette perspective, le Président Faye a affirmé que l’eau doit être pensée comme un bien stratégique de paix. Investir dans la gestion durable et équitable des ressources hydriques revient à renforcer la résilience des États, à stabiliser les territoires et à consolider la coopération régionale. L’eau devient ainsi un outil de diplomatie préventive, capable de transformer des vulnérabilités partagées en opportunités de dialogue et de partenariats.

Le discours présidentiel met également en avant le rôle de l’Afrique comme acteur de solutions. La désignation de 2026 comme Année de l’Eau en Afrique par l’Union africaine et l’élaboration d’une nouvelle Vision africaine de l’Eau témoignent d’une volonté continentale d’inscrire l’hydro-diplomatie au cœur de l’Agenda 2063, en cohérence avec les dynamiques de paix, de sécurité et de développement durable.
Le Sénégal s’y positionne comme un catalyseur diplomatique. En co-organisant la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026 avec les Émirats arabes unis, Dakar affirme une approche multilatérale fondée sur la coopération Sud-Sud et Nord-Sud, le dialogue politique et la responsabilité partagée. Ce partenariat stratégique illustre la capacité de la diplomatie de l’eau à fédérer les États autour d’intérêts communs, au-delà des clivages géopolitiques.
Enfin, le Président Faye a souligné que l’eau constitue un test décisif pour l’efficacité du multilatéralisme contemporain. La Conférence de 2026 devra produire des engagements concrets, mesurables et suivis, soutenus par des financements innovants et une gouvernance inclusive intégrant communautés locales, femmes, jeunes et scientifiques.
En accueillant cette réunion de haut niveau, Dakar s’affirme comme une plateforme stratégique de l’hydro-diplomatie africaine et mondiale. À travers cette dynamique, l’eau s’impose comme un langage diplomatique commun, un levier de coopération et un pilier central de la paix et de la sécurité internationales.




