À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’Afrique souligne l’importance de l’eau comme vecteur d’égalité. Le thème de cette année, « L’eau, source d’égalité », met en lumière le lien direct entre sécurité hydrique, égalité des genres et développement socio-économique.
Dans les zones rurales de Mauritanie, l’accès à de nouveaux points d’eau a transformé le quotidien de milliers de femmes et de filles, libérant du temps pour l’éducation, le travail et le leadership communautaire. Le Projet national intégré pour l’eau en milieu rural, financé par la Banque africaine de développement et ses partenaires, a permis la construction de 50 puits, 22 systèmes solaires d’eau potable et l’amélioration des infrastructures d’assainissement, bénéficiant à 150 000 personnes.

Selon le Groupe de la Banque mondiale, une gestion plus efficace de l’eau pourrait nourrir 10 milliards de personnes d’ici 2050 et créer 245 millions d’emplois, dont une grande partie en Afrique subsaharienne. Pourtant, 400 millions de personnes manquent d’eau sur le continent, et 2,1 milliards dans le monde, soulignent les experts.
Au Sénégal, la directrice de l’OLAC, Diarra Sow, rappelle les inégalités persistantes : l’accès à l’eau potable est de 15,3 % en milieu rural contre 9,6 % en zone urbaine, avec un impact particulièrement lourd sur les femmes et les filles. « Là où l’eau est maîtrisée, les inégalités reculent. Là où elle ne l’est pas, elles s’aggravent », affirme-t-elle.
Pour Moussa Thiam, président du Réseau africain des médias pour le WASH, garantir un accès équitable à l’eau n’est pas seulement une nécessité technique : « C’est un impératif moral, un levier de transformation sociale et un fondement de l’égalité. »
La Journée mondiale de l’eau 2026 rappelle ainsi que la maîtrise et la redistribution équitable de l’eau sont au cœur du développement, de la résilience économique et de l’autonomisation des femmes à travers l’Afrique.



