Après sept années marquées par un stress hydrique aigu, le Maroc est officiellement sorti de la sécheresse, grâce à des précipitations abondantes et à des chutes de neige exceptionnelles qui ont permis de reconstituer les ressources en eau du pays. L’annonce a été faite lundi au Parlement par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka.
Entre le 1er septembre 2025 et le 12 janvier 2026, le Royaume a enregistré un cumul pluviométrique de 108 millimètres, soit une augmentation de 95 % par rapport à la même période de l’année précédente. Ce niveau dépasse également de 17,6 % la moyenne saisonnière de long terme, selon les données officielles.
Des chiffres gouvernementaux publiés récemment confirment cette tendance, faisant état d’une hausse annuelle de près de 94,4 % et d’un excédent de 21 % par rapport à une saison considérée comme normale.
« Ces indicateurs nous permettent d’affirmer que le Maroc est officiellement sorti de la période de sécheresse », a déclaré le ministre, rappelant qu’une année est qualifiée de sèche lorsque les précipitations enregistrées sont inférieures d’au moins 20 % à la moyenne habituelle.
Selon Nizar Baraka, ce retour à des conditions hydrologiques plus favorables est le résultat de pluies hivernales soutenues et d’importantes chutes de neige, mettant un terme à un cycle de sécheresse prolongé qui a duré sept années consécutives. La couverture neigeuse a atteint un niveau record de 55 495 kilomètres carrés.
Cette amélioration notable des conditions climatiques a permis de reconstituer les réserves des barrages, sévèrement affectées ces dernières années. La pénurie d’eau avait fortement impacté l’agriculture, entraîné une diminution des cheptels et contraint les autorités à accélérer le déploiement de projets de dessalement afin de sécuriser l’approvisionnement en eau.



