En marge de l’Abu Dhabi Sustainability Week, le président Bassirou Diomaye Faye a lancé, le mercredi 14 janvier, une session stratégique consacrée aux préparatifs de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026. Entre urgence climatique et enjeux de sécurité globale, le Sénégal s’affirme désormais comme un acteur central de la diplomatie internationale de l’eau.
De Dakar à Abu Dhabi, le pays engage une véritable offensive diplomatique sur les questions hydriques. À un an de la Conférence des Nations unies sur l’eau, prévue à Dakar les 26 et 27 janvier 2026, le chef de l’État a officiellement enclenché le compte à rebours, appelant à transformer l’urgence climatique en actions concrètes et à faire de l’eau un levier de paix durable, notamment pour le continent africain.

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Bassirou Diomaye Faye a co-présidé une table ronde de haut niveau avant d’ouvrir un événement parallèle dédié aux préparatifs de cette conférence que le Sénégal coorganisera avec les Émirats arabes unis. Devant un parterre de dirigeants et de décideurs internationaux, le président sénégalais a martelé que l’accès à l’eau dépasse désormais le seul cadre du développement. « L’eau n’est plus une question sectorielle : elle est devenue un impératif de sécurité globale », a-t-il affirmé.
Soulignant l’interconnexion entre climat, paix et stabilité, le chef de l’État a rappelé que l’Afrique demeure l’une des régions les plus exposées aux chocs climatiques, tout en étant la moins responsable du réchauffement planétaire. Un déséquilibre qui, selon lui, impose une réponse collective fondée sur la solidarité internationale et la responsabilité partagée.
Profitant de cette tribune mondiale, Bassirou Diomaye Faye a également fixé les priorités de la réunion préparatoire de Dakar, présentée comme le véritable moteur de la Conférence de 2026. L’ambition affichée est de rompre avec la logique des déclarations d’intention. « La rencontre de Dakar doit permettre d’évaluer rigoureusement les progrès réalisés, de combler les déficits de financement et d’infrastructures, et d’accélérer la mise en œuvre des engagements internationaux pour garantir un accès universel à l’eau », a-t-il insisté.
En s’alliant aux Émirats arabes unis pour porter ce rendez-vous mondial, le Sénégal consolide son positionnement de leader africain sur les enjeux de durabilité et de gouvernance de l’eau, transformant le défi hydrique en opportunité de coopération renforcée, aussi bien Sud-Sud que Nord-Sud.



