La Libye, l’Algérie et la Tunisie ont convenu d’une exploitation rationnelle et équitable des importantes réserves d’eaux souterraines du Sahara septentrional, à l’issue d’une réunion tenue à Tripoli, rapporte l’AFP.
Cette coopération, formalisée dans la « Déclaration de Tripoli », vise à renforcer la coordination entre les trois pays afin de garantir une gestion durable de ces ressources hydriques stratégiques, considérées comme non renouvelables.
Le système aquifère du Sahara septentrional, l’un des plus vastes au monde, renferme plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau fossile. Réparties majoritairement en Algérie (62 %), puis en Libye (30 %) et en Tunisie (8 %), ces réserves sont exploitées depuis des siècles, aujourd’hui notamment grâce à des forages profonds.
Selon l’AFP, les trois pays ont décidé de mettre en place un mécanisme de concertation basé sur un système de quote-part, permettant de répartir l’utilisation de la ressource tout en assurant le suivi des niveaux d’eau et des risques, notamment la pollution et la surexploitation.
Ce dispositif, dont la présidence tournante est assurée par l’Algérie pour les trois prochaines années, prévoit une gestion conjointe afin de répondre aux défis croissants liés à la demande en eau, aux changements climatiques et à la sécurité alimentaire dans la région.
Dans un contexte de raréfaction des ressources hydriques en Afrique du Nord, cette initiative marque une étape importante vers une gouvernance partagée et durable de l’eau dans la région saharienne.



