Gestion de l’eau : le Soudan du Sud s’engage dans une coopération technique internationale

La Korea Water Resources Corporation (K-water) a annoncé la signature d’un accord de coopération avec le ministère sud-soudanais de l’Enseignement supérieur, des Sciences et des Technologies, visant à renforcer les capacités nationales en matière de gestion durable de l’eau à travers une coopération technique et institutionnelle.

La cérémonie de signature s’est tenue mercredi au siège de K-water à Daejeon, en présence du PDG de l’entreprise publique coréenne, Yun Seog-dae, ainsi que de plusieurs responsables sud-soudanais, dont le ministre de l’Enseignement supérieur Madut Biar Yel et la ministre de la Santé Sarah Cleto Rial.

Ce partenariat a été facilité par la Fondation Lee Tae-seok, une organisation reconnue pour son engagement humanitaire au Soudan du Sud. Créée en mémoire du révérend Lee Tae-seok prêtre et médecin coréen  la fondation perpétue son héritage à travers des actions dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement communautaire.

Bien que riche en ressources hydriques, notamment grâce au Nil Blanc et à d’importantes zones humides, le Soudan du Sud fait face à de lourds défis en matière d’accès à l’eau potable. Le pays souffre d’un déficit d’infrastructures essentielles, telles que les stations de traitement, ainsi que d’un manque de professionnels qualifiés dans le secteur de l’eau.

Dans le cadre de cet accord, K-water mettra à disposition son expertise en gestion des ressources en eau et en exploitation d’infrastructures hydrauliques. L’initiative vise à appuyer le développement institutionnel, la formation des ressources humaines, la planification des politiques publiques et des actions sociales liées à l’eau, en tenant compte des réalités locales.

Le partenariat prévoit également le partage d’expériences autour de la technologie « Digital Twin » développée par K-water. Cette solution, fondée sur l’intelligence artificielle et le big data, permet de modéliser les systèmes hydrauliques dans un environnement virtuel afin d’en améliorer la surveillance, l’analyse et la prévision. Les deux parties envisagent par ailleurs d’élargir leurs échanges techniques à l’avenir.

« Face à l’aggravation de la crise climatique, le développement de systèmes de gestion de l’eau performants et de compétences locales qualifiées devient une priorité », a déclaré Yun Seog-dae. « À travers cette coopération, nous souhaitons partager notre savoir-faire afin de contribuer à des services d’approvisionnement en eau durables au Soudan du Sud et, plus largement, sur le continent africain. »

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