Le Sénégal opte pour l’Arabie Saoudite pour la construction de l’Usine de dessalement d’eau de la Grande Côte

Le Sénégal et la Société saoudienne de Référence mondiale, ACWA POWER viennent de signer le contrat de financement, de réalisation et d’exploitation de l’usine de dessalement d’eau de mer de la Grande Côte en présence du président sénégalais Macky Sall et Saas Bin Abdallah Al-Nafaie, Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite à Dakar.

Selon Seneweb qui rapporte l’information, la signature de l’accord a eu lieu, mercredi 27 mars 2024, à Dakar entre le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam et le Directeur Général de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES), Charles Fall.

En clair, il s’agit d’un contrat de financement, de construction et d’exploitation d’une usine de dessalement d’eau de mer sur la Grande Côte, dans le pôle urbain du Lac Rose, à une quarantaine de kilomètres au Nord-Est de Dakar.

En mode Partenariat public-privé, l’Usine de dessalement de la Grande Côte permettra au secteur de l’eau d’entrer dans une nouvelle échelle en termes de dimensionnement. En effet, elle aura une capacité finale de 400.000 m3/jour mobilisables en deux phases successivement en 2027 (200.000 m3/jour) et 2030 (200.000 m3/jour). Le coût de réalisation de cette infrastructure hydraulique est de 459 milliards FCFA (700 millions d’euros).

Il est entièrement supporté par le partenaire privé dont la production sera achetée par le Sénégal.

Cette usine répond à la demande croissante en eau et à la diversification des sources d’approvisionnement dans l’agglomération de Dakar, ses nouveaux centres urbains ainsi que les agglomérations de Thiès et de la Petite Côte. À lui seul, cet espace géographique couvre 80% des besoins en eau potable de toutes les zones urbaines, représentant ainsi 35% de la population nationale sur 3,7% du territoire national.

 Outre l’impact de la construction de l’Usine des Mamelles, celui de l’Usine de la Grande Côte permettra de diminuer les prélèvements des nappes souterraines et, par conséquent, de lutter contre la menace d’intrusion du biseau salé dans la presqu’île de Dakar.

Pour rappel, les besoins en eau dans le Triangle Dakar-Thiès-Petite Côte sont évalués à 763.000 m3/jour en 2025, 1 800 000 m3/jour en 2040 et 3 000 000 m3/jour en 2050.

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