Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine (UA) a posé les jalons d’un programme stratégique ambitieux pour les prochaines rencontres de haut niveau prévues en janvier et février 2026. La résolution durable des crises sécuritaires et la gestion stratégique des ressources en eau s’imposent comme des priorités majeures de l’action continentale.
Ces orientations ont été arrêtées lors de la 51ᵉ session ordinaire du Comité des représentants permanents (CRP), une étape préparatoire déterminante en amont de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif et du Sommet de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA.
Les travaux à venir s’inscrivent dans le cadre du thème retenu pour l’année 2026 : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ». Ce choix reflète la reconnaissance du rôle central de l’eau dans le développement socio-économique, la résilience climatique et la préservation de la vie sur le continent.
Les échanges porteront notamment sur la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans plusieurs régions, dont le Sahel, l’est de la République démocratique du Congo, le Soudan et la Libye. Les dirigeants africains examineront également la recrudescence des changements de gouvernement anticonstitutionnels ainsi que l’expansion des menaces terroristes dans différentes zones du continent.
L’un des objectifs clés de ces rencontres est de renforcer l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) et d’améliorer la capacité de l’Union africaine à prévenir, gérer et résoudre efficacement les conflits.
Dans un entretien accordé à l’ENA, le représentant permanent de l’Angola auprès de l’UA, Miguel César Domingos Bembe, a plaidé pour une refonte en profondeur des approches africaines en matière de gestion des conflits internes.
« L’eau est synonyme de vie, et aucun développement n’est possible sans elle », a-t-il déclaré, tout en rappelant que la paix demeure le fondement indispensable de toutes les ambitions africaines.
Dans cette perspective, l’Angola a officiellement proposé l’organisation d’un Sommet extraordinaire dédié aux conflits en Afrique, visant à engager une réflexion approfondie sur la réforme des mécanismes africains de paix et de sécurité.
L’ambassadeur a par ailleurs souligné l’urgence de renforcer la capacité de réponse de l’Union africaine face aux groupes armés et aux organisations terroristes, notamment Al-Shabaab et Boko Haram.
Les prochaines sessions devraient également être marquées par l’élection de nouveaux membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS), afin de doter cet organe de quinze membres d’un mandat renouvelé et renforcé, à la hauteur des défis actuels.
Enfin, dans le prolongement de son engagement en faveur de la stabilité régionale, l’Angola a annoncé qu’il accueillera en octobre 2026 la Biennale de Luanda pour la culture de la paix, un rendez-vous destiné à promouvoir la paix et la cohésion à travers des initiatives culturelles et diplomatiques.
Source : Avec l’Agence ENA



