Réunis à Conakry dans le cadre de la 8ᵉ réunion du Comité interministériel de concertation Guinée–Mali (CIC-GM), les gouvernements guinéen et malien ont réaffirmé leur volonté commune d’accélérer la réalisation du barrage à buts multiples de Fomi, considéré comme un projet stratégique pour la gouvernance concertée des ressources en eau du bassin du Niger.
Organisée avec l’appui de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), cette rencontre illustre une dynamique de coopération entre les deux États autour d’un ouvrage appelé à jouer un rôle majeur dans la sécurité hydrique, énergétique et alimentaire de la sous-région.

Le secrétaire exécutif de l’ABN, Kocou Armand Houanye, a salué l’engagement politique des autorités guinéennes et maliennes, estimant que le projet de Fomi constitue un exemple de coordination régionale en matière d’infrastructures hydrauliques transfrontalières. Il a également souligné l’importance du barrage pour le développement durable, la stabilité et la sécurité dans les bassins partagés africains.
Les discussions ont notamment porté sur la mobilisation des financements, les études complémentaires liées au partage des coûts et des bénéfices, ainsi que le renforcement des mécanismes de concertation entre les deux pays. Les participants ont aussi recommandé une implication accrue des acteurs de l’énergie, de l’hydraulique et des usagers des ressources naturelles du bassin du Niger afin de promouvoir une gouvernance inclusive de l’eau.
Pour le ministre malien de l’Eau et de l’Énergie, Tiémoko Traoré, le barrage de Fomi dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructure. Il représente un levier d’intégration régionale capable de soutenir l’irrigation agricole, l’accès à l’énergie propre et la résilience des territoires face aux défis climatiques et socio-économiques.
De son côté, le ministre guinéen de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Laye Sékou Camara, a insisté sur la nécessité de transformer les engagements politiques en actions concrètes afin de relancer effectivement les travaux du barrage, longtemps attendus par les populations riveraines.
À travers cette nouvelle étape de dialogue, la Guinée et le Mali cherchent à faire du barrage de Fomi un symbole de coopération hydrodiplomatique et de gestion partagée des ressources en eau dans le bassin du Niger.



