Le Sénégal se dote d’une nouvelle Stratégie nationale de gestion intégrée du risque d’inondation (ministre)

Le Sénégal s’est doté, pour la première fois, d’une Stratégie nationale de gestion intégrée du risque d’inondation (SNGIRI) prenant en compte l’aménagement du territoire et l’occupation des sols, a déclaré, mardi, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye.

”Cette nouvelle stratégie nationale, élaborée pour la première fois au Sénégal, prend en compte l’aménagement du territoire, l’occupation des sols, et les solutions durables fondées sur la nature”, a dit M. Dièye.

Il s’exprimait lors d’une réunion du Comité national de gestion des inondations dont l’objectif est de faire le bilan des actions mises en œuvre au cours de l’hivernage 2025 et des projets et travaux d’assainissement prévus pour l’hivernage 2026.

”La nouvelle vision, a-t-il avancé, repose aussi sur plusieurs niveaux, en particulier sur l’échelon territorial où la mise en œuvre avec les acteurs locaux se concrétise directement sur le terrain”.

Cheikh Tidiane Dièye a précisé que les objectifs de la stratégie nationale de gestion intégrée du risque d’inondation (GIRI) sont également déclinés dans les stratégies locales de gestion du risque d’inondation (SLGRI).

Il a expliqué que les stratégies locales prennent en compte les politiques locales de gestion du risque d’inondation, en combinant la réduction de la vulnérabilité, la gestion de l’aléa, la gestion de crise et le renforcement de la culture du risque.

Parmi les outils des stratégies locales, il a cité, le Plan de prévention du risque d’inondation (PPRI), spécifiquement dédié à la planification urbaine. ”Le PPRI, a-t-il expliqué, vise à protéger durablement la population et les infrastructures d’une commune ou d’une intercommunalité des inondations et à délimiter les zones exposées”.

Cheikh Tidiane Dièye a indiqué qu’un projet expérimental de préservation des voies d’eau naturelles et des réseaux dormants est en cours dans le département de Rufisque, plus précisément dans le bassin versant du Lac rose qui couvre les communes de Tivaoune Peulh-Niague, Bambilor et Sangalkam.

“Ce projet expérimental, au-delà de la zone pilote de Rufisque, vise à stabiliser un corpus de mesures réglementaires homogènes applicables à l’ensemble des territoires à risques élevés (TRE) identifiés au niveau national”, a-t-il ajouté.

Source : Agence de Presse Sénégalaise

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