En Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune a décidé de mettre fin aux fonctions du ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, dans un contexte marqué par de fortes tensions autour de l’approvisionnement en eau potable.
Officiellement, aucune explication détaillée n’a été fournie par la présidence, qui a annoncé la nomination intérimaire du secrétaire général du ministère, Omar Bougueroua, pour assurer la continuité de la gestion du secteur. Mais ce limogeage intervient alors que les difficultés liées à l’accès à l’eau se multiplient dans plusieurs régions du pays.

À Annaba notamment, des pénuries prolongées ont contraint des habitants à recourir à des camions-citernes, illustrant les défaillances du réseau de distribution. Cette situation a alimenté un mécontentement croissant et accru la pression sur les autorités, dans un secteur hautement sensible sur le plan social.
Au-delà de cet épisode, l’Algérie fait face à des défis structurels persistants : stress hydrique, infrastructures vieillissantes et difficultés dans la gestion des réseaux. Malgré des investissements, notamment dans le dessalement de l’eau de mer, les résultats peinent encore à répondre aux besoins.
Ce changement à la tête du ministère apparaît ainsi comme une réponse politique à une crise devenue emblématique, tout en posant la question de la capacité des autorités à engager des réformes durables pour sécuriser l’accès à l’eau, un enjeu crucial pour la stabilité sociale et le développement du pays.



