À l’occasion de la Semaine africaine de l’UNESCO 2026 organisée à Paris, la République démocratique du Congo a réaffirmé son ambition de placer l’eau, l’éducation et la jeunesse au cœur de sa stratégie de développement durable. À travers la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, le pays a défendu une vision fondée sur la citoyenneté environnementale et la protection des ressources naturelles.
La ministre a rappelé que la RDC possède plus de 52 % des réserves d’eau douce de surface du continent africain. Selon elle, cette richesse constitue non seulement une opportunité pour le pays, mais aussi une responsabilité continentale et mondiale. Elle a souligné que l’eau doit désormais être considérée comme un outil d’apprentissage, de santé publique, de cohésion sociale et de développement durable.
Dans cette dynamique, le gouvernement congolais souhaite faire de l’école un espace de sensibilisation à la protection de l’environnement et à l’usage responsable des ressources naturelles. L’objectif est de former une jeunesse consciente de ses droits, notamment l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, mais également de ses devoirs envers la préservation du bien commun.

Raïssa Malu a également insisté sur le rôle stratégique de la jeunesse congolaise, qui représente plus de 60 % de la population. Elle estime que l’avenir du climat, de la paix et de la gouvernance de l’eau se construit à travers l’éducation scientifique, civique et environnementale. Selon elle, les ressources naturelles, lorsqu’elles sont bien gérées, peuvent devenir des instruments de solidarité, de coopération régionale et de stabilité durable.
La ministre a enfin mis en avant l’importance du bassin du Congo comme espace de coopération africaine et d’hydro-diplomatie. La RDC ambitionne ainsi de transformer son potentiel hydrique en moteur d’innovation, d’emplois, de cohésion sociale et de développement durable, avec la volonté de devenir un véritable laboratoire africain de citoyenneté environnementale.




