Le Maroc intensifie la restructuration de sa politique de gestion de l’eau afin de répondre aux effets combinés de la sécheresse et du changement climatique, marqués par une forte pression sur les ressources hydriques.
Dans ce cadre, l’Agence du bassin hydraulique du Sebou a lancé le 9 avril un appel d’offres national pour des études visant l’interconnexion des bassins de l’Ouergha, du Lben et de l’Inaouen. Ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale de transfert et de meilleure répartition des ressources en eau entre bassins hydrauliques.

Le sous-bassin de l’Ouergha, qui concentre à lui seul une part importante des ressources du bassin du Sebou, est au cœur du dispositif. L’objectif est de mobiliser une partie de ces volumes pour renforcer l’alimentation du barrage barrage Idriss Iᵉʳ, infrastructure stratégique pour l’eau potable et l’énergie hydroélectrique.
Ces dernières années, la baisse des niveaux de remplissage du barrage, parfois descendus à des seuils critiques lors des épisodes de sécheresse, a renforcé l’urgence de solutions structurelles et durables.
Le projet prévoit un transfert d’eau depuis l’Ouergha vers l’Inaouen, via le bassin de l’oued Lben. Les études devront analyser plusieurs scénarios techniques, incluant l’utilisation d’infrastructures existantes ou de nouveaux aménagements hydrauliques, ainsi que les contraintes environnementales, topographiques et économiques.
Au terme de cette phase, les résultats attendus devront proposer les options les plus viables, accompagnées d’un calendrier de mise en œuvre et d’une estimation financière détaillée, en intégrant notamment les coûts liés au pompage et à l’exploitation.
Avec cette initiative, le Maroc confirme son orientation vers une gestion intégrée et anticipative de ses ressources en eau, visant à renforcer la résilience du pays face aux défis hydriques à long terme.



