Stress hydrique : Les pays africains les plus touchés selon World Resources Institute (WRI)

Dans son dernier rapport sur les pénuries d’eau dans le monde, l’ONG environmental World Resources Institute (WRI) a actualisé ses données sur le manque de ressources hydriques dans le monde.

Il ressort de ce document que 25 pays représentant 25% de la population mondiale font actuellement face à un « stress hydrique extrêmement élevé », chaque année.

Cela veut dire que ces 25 pays consomment annuellement plus de 80% de leurs ressources en eau renouvelables.

Parmi ces pays six sont localisés en Afrique. Il s’agit de l’Egypte, de la Libye , de la Tunisie , du Maroc et de l’Algérie situés en Afrique du Nord, classés dans la catégorie « stress hydrique élevé » (40 à 80% des ressources en eau renouvelables annuellement consommées). En Afrique subsaharienne, c’est l’Afrique du Sud qui figure parmi ces 25 pays connaissant un « stress hydrique extrêmement élevé ».Le classement de ce dernier pays résulte de la forte dépendance du secteur industriel qui en consomme près de 90%.

 Le rapport du WRI ajoute que le stress hydrique touche pas moins de quatre milliards de personnes, avec comme indicateur le manque d’eau au moins un mois par an. D’après la déclaration à CNN, de Charles Iceland, directeur de l’eau au sein du programme « alimentation, forêts, eau et océans » du WRI, « c’est par l’eau que le changement climatique affecte le plus directement les populations du monde entier ».

D’ici 2050, la demande en eau devrait croître de 20 à 25%. En Afrique subsaharienne, « la demande en eau monte en flèche », a révélé Samantha Kuzma à CNN. Le manque d’eau va aussi impacter les ressources économiques des Etats les plus touchés.

Ainsi, WRI estime que « 70.000 milliards de dollars de PIB « devraient être remis en question par le stress hydrique, d’ici 2050 ». L’Inde, le Mexique, l’Egypte et la Turquie en représentent la moitié, d’après le rapport « Acqueduct » de WRI.

Comme pistes, l’ONG environnementale propose la préservation et la restauration des zones humides et des forêts, l’adoption par les agriculteurs de techniques d’irrigation plus efficientes, (…) et le développement des sources d’énergie renouvelables, en particulier le solaire et l’éolien. En réalité, le premier consommateur d’eau dans le monde est l’agriculture, y compris l’élevage bovin. L’adaptation des cultures au manque de ressources hydriques est donc une voie incontournable.

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